Amiens (Marathon et 100km)

3 Capiens au départ des épreuves Amienoise et la fin d’un long cycle d’entrainement pour eux. Prendre le départ d’un 100 km réclame d’avoir effectué quelques centaines de kilomètres de bitume dans les 2 derniers mois.

Marathon
Olivier Lemaître n’a pas résisté au démon de la course à pied en s’alignant pour 42,195 km alors qu’il n’a toujours pas digéré totalement son Ultramarin (177 km) de début juillet. Mais, il sait quand même un peu écouter son corps. Initialement, il devait servir de lièvre à Emilie Hannier mais cette dernière a fait forfait à la dernière minute pour raison de santé. Qu’à cela ne tienne, Olivier a effectué comme prévu son plan de route : le semi couru sur des bases de 4’25 à 4’30 pour le passer en 1h32 puis après on lève le pied et la tête et on s’amuse. Au départ, il devait “servir de lièvre” sur une trentaine de kilomètre. Au final, il parcourt la distance en 3h32. Et va faire place à au moins 15 jours de repos TOTAL (????).

100km
Deux nouveaux “centbornard” au club avec Mathieu Hercheux et Sébastien Mention, sans oublier deux nouveaux suiveurs à vélo pour nos amoureux du bitume avec Christine Hercheux et Audrey Mention. Le 100 km est aussi une histoire de duo et la meilleure équipe (à mes yeux) et celle qui est uni pour le meilleur et le pire. C’est un peu ce qu’on vécu nos néophytes.

Sébastien a commencé l’épreuve avec des soucis intestinaux et une certaine accélération du transis. Très vite (trop vite : 50 km) il a commencé à avoir mal aux jambes. Probablement une déshydratation causé par ses soucis intestinaux mais aussi surtout à cause de la chaleur qui avoisinait les 27°C dans l’après-midi. Quelques conseils et recommandations et Sébastien a fait preuve de courage et…. d’un grain de folie en fin de course. 
Lorsque je suis allé le rejoindre, après avoir laissé Mathieu au km 99 (avec Olivier qui était venu le rejoindre en courant), Sébastien était au 95e km et courait à presque 10km/h alors que depuis plus de 40 km il peinait aux alentours de 8,5 km/h. Sans faiblir, il tenait bon et a même effectué les 2 derniers entre 11 et 12 km/h. Sauf un arrêt à 800 m du but pour récupérer un fumigène dans la glacière fixé sur le porte bagage du vélo d’Audrey. Et c’est en enfumant tout le monde qu’il a franchi l’arrivé en 12h12.

Pour Mathieu, cela ne s’est passé exactement comme prévu mais quoi qu’il en soit il est FINISHER et à fait preuve de beaucoup de courage. Une première expérience qui ne peut qu’être profitable pour celui qui a déjà disputé plusieurs 6h. Mathieu était dans un jour SANS. Il n’avait pas la tête, pas envie de se “faire mal” … Une douleur au genou gauche est arrivée très vite et son esprit s’est focalisé sur celle-ci. Toujours sur des bases de 10h à mi-course, il s’est doucement résigné et le but a été de franchir l’arrivée. En alternant course et marche, il s’est fait violence pour franchir le Graal en moins de 12h et a finalement passé la ligne en 11h52. A savoir quand même, que nos deux capiens n’ont pas effectué 100 km mais 101 km car la moto ouvreuse s’est trompé au départ dans les boucles du parc de la Hotoie en prenant le demi-tour à chaque fois. Et que dire du JOUR SANS de notre couple acéen avec Christine qui termine l’épreuve avec une crise de migraine carabinée et Mathieu qui se casse une dent a mangeant son sandwich d’après course. Il y a des jours comme ça !…

Sans oublier, le titre de champion de l’Aisne de 100 km qui est revenu à Sébastien. 

 

 

 

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