Steenwerck

Félicitations à Lydivine Lepretre pour son courage sur le 100 km de Steenwerck. Depuis peu au club, elle a porté haut nos couleurs. Même si elle n’a pu aller jusqu’au bout, elle s’est battue jusqu’au bout comme le raconte son témoignage.

Récit de Lydivine

« 83km640 pour steenwerck

La force de repartir mais après 19h et les retrouvailles avec mon fils mon corps et mon esprit ont stoppe. Encore de belles rencontres et une émotion à toute épreuve. Et beaucoup beaucoup de larmes. Deux 2 tentatives d’abandon et le moral a repris le dessus.

Le départ ; je suis avec Clément mon jeune binôme de toujours sur le 100 et je rencontre François un circadien super motivé. Nous partons à 8 km h et nous discutons pendant au 10 km vraiment tranquille.

Le départ il fait super beau tout va bien, en route nous croisons Marino une belge qui veut aller au 17ème mais sur le point d’abandonner.

Hors de question je lui dis. Sur ce 100 km justement personne ne lâche personne on y va. Elle me suit me dit qu’elle y arrivera pas et finalement elle tient un super rythme et font en larme à l’arrivée ou sa mère et son fils l’attend.

Je me sens super bien. J’ai perdu les garçons. La seule ombre. J’ai froid et mal au ventre

La pluie. Quelques minutes après le départ elle n’a cessé. Pas grave ça nous rafraîchit et au départ on le prend bien.

Sortie du 17ème km j’ai mal au ventre au genou et de plus en plus froid. Je tremble, j’ai des nausées, j’avance mais la solitude ce froid et ce mal de ventre ne me lâchent pas.

J’ai ralenti François me rejoint. Et là des malaises à répétition. Des nausées. Il me tient le bras et me traine jusqu’au ravito du 24. Je m’écroule. Les bénévoles courent. J’ai froid. Je suis trempée. Et la 1 crampe. Puis 2. Des pieds aux cuisses. Ils vont m’allonger. Couverture de survie en attendant les secours.

Et dans ma tête je me demande juste : il est presque minuit. La voiture mon fils chez sa marraine. Réveiller les gens parce que je ne vais pas bien. Le bordel que je vais faire. Laisse tomber. Je ne suis pas de ces gens qui font suer le monde pour un bobo

Je me relève je repars avec ma couverture sur le dos. Je ne lâcherai pas là..

Je fais un bruit pas possible et je rencontre une femme super. Elle y arrive plus. À bout. Et là l’énergie revient. Elle veut arriver au 36eme. Ben ça sera avec moi. Je l’emmène à la salle. Elle en pleure. Je reviendrai au 68 promis

Je me change enfin. 36 km trempée. Enfin je peux me réchauffer soulever mes jambes. Mettre un pull. Je repars bien avec les bâtons et je rencontre Caroline qui m’avait vu allongée au 25eme.

Elle voulait abandonner aussi. A deux tout est plus facile et nous enchaînons jusqu’au 61eme. Et la l’épuisement. Je suis moralement à bout

Je pleure. Pas de douleur mais je suis épuisée. Les courses des derniers temps. Le boulot le décès de mon frère. La fatigue. Mon mal de ventre permanent. Je peux plus. Je pleure sans arrêt. Objectif 68ème et la j’annonce que je vais arrêter.

Je n’ai que ça en tête. La salle. 68 km

On y arrive. Celle que j’ai laissé au 37 me pleure dans les bras. Tout est décuplé sur ce genre d’épreuve. La nuit les nerfs. Elle est heureuse de me revoir et me dit de repartir

Les messages vos appels. Les enfants qui vont arriver. Je ne peux pas arrêter

Je me fais masser et les douleurs disparaissent.

Je vais repartir…sans moral mais sans douleur

Je tombe sur un gars qui marche A courra 50 km mais épuisé. Il a eu vent de notre nuit compliquée de ses amis qui ont lâché la nuit. Son moral n’est pas top mais le temps passe vite à deux.

Finalement Sandra Delphine l’a petite Elisa et Isaac sont là.au 83eme km. C’est mon prochain objectif et mon boost. J’engueule tout le monde. Une voiture qui passe. Une mouche qui me frôle. J’arrive.

Pour le 100 il faudrait repartir pour 3h .il est presque 14h.

J’ai la force physique mais là je suis avec mon fils mes amis et je décide de rester avec eux.

Du 25ème puis 68ème je suis toujours la.

83 km contre 54 il y a 3 ans.

Quant à mon genou. »

 

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