3 Capiens parcourent le GR20 en 8 jours

Réputé (et non à tort) comme le plus difficile circuit de Randonnée d’Europe, la traversée de la Corse du Nord au Sud par les montagnes ou simplement le GR20 n’a plus de secret pour Claude, Jean-Paul et Sébastien.

Il aura fallu 8 jours (au lieu des 16 prévus classiquement) aux barroudeurs pour venir à bout des quelques 180 km qui sépare Calenzana à Conca avec environ 13000 mètres de dénivelé. Ils ont franchi à plusieurs reprise et dans la même journée plusieurs sommets à 2000 mètres.

L’aventure a été rude, exigeante, parfois douloureuse MAIS cela a été une semaine de complicité, de complémentarité, de partage … Une expérience unique symbole d’une grande aventure humaine où nous sommes revenus à l’essentiel : manger, dormir, marcher… et quel bonheur une douche chaude et un bout de pain frais.

Nous compilons nos photos, vidéos, mémo et nous vous ferons partager notre semaine dans les jours à venir.

Proposition de texte pour le Journal l’Axonais

(JP va compléter et on verra le rendu ?)

Trois organisateurs de course hors stade s’étaient lancés pour défi de parcourir le GR20 en huit jours. Jean Paul Trublin, maître d’œuvre du trophée des grimpeurs dans le soissonais, Sébastien Mention organisateur du Trail de Vailly sur Aisne et Claude Vaillant à la tête du semi-marathon de Saint Quentin et cheville ouvrière du 10 km de Morcourt ont réalisé leur rêve en venant à bout des 180 km menant de Calenzana à Conca par les montagnes, avec plus de 12000 mètres de dénivelé et en semi-autosuffisance.

Classé comme le plus difficile circuit de randonnée d’Europe et donné pour seize jours de marche, le parcours Corse réclame une excellente condition physique et de na pas avoir peur du vide comme le souligne Claude Vaillant : « la partie Nord est très Alpine avec de nombreux passages où nous étions accrochés à une paroi verticale avec 30 à 80 mètres de vide sous nous pieds. Nous avons croisé plusieurs personnes qui rebroussées chemin dès le premier jour ». En avançant au rythme de 2 journées en une, les 3 compères de CAP 21 ont pu compter sur leur solidarité et complémentarité pour venir à bout une à une des difficultés qui se présenter à eux.

« La notion de kilomètres comme nous sommes habitués sur nos courses, ne veux plus rien dire sur ce genre d’épreuve. Nous avions en moyenne plus de 1600 mètres de dénivelé chaque jour et 3 ou 4 franchissements à plus de 2000 m. Cela représente une moyenne de 12 à 13 heures de marche par jour » précise Jean Paul Trublin.

« Un engagement physique largement récompensé par l’exceptionnelle beauté des paysages » précise Sébastien Mention et de poursuivre « Suivant l’altitude le décor n’est plus le même, au Nord cela reste très minérale et à partir de Vizavona, limite Nord-Sud, le paysage est un peu plus vert avec des maquis et des forêts ». A plusieurs reprises, les aventuriers ont eu une vue imprenable sur la mer et la baie de Calvi. Puis à l’intérieur des terres, celle-ci était replacé par de nombreux lacs et cascades.

Au-delà de l’aspect sportif, nos baroudeurs ont vécu « un retour au source » côté confort. Nuit en refuge où les randonneurs dorment sur un matelas posé les uns à côtés des autres sur un planché « de fortune » en bois, douche à l’eau froide à l’aide d’un tuyau d’arrosage, pas de lumière artificielle, une nourriture basée sur le seul besoin d’ingurgiter des calories…. Des conditions de vies spartiates auxquels ils se sont relativement bien adaptés. Même, si à leur retour la balance indiquée une perte de poids de plus de 10 kg pour le trio. « Il nous restera aussi de belles rencontres humaines, les Corses semblent bourrus aux premiers abords, mais ils ont l’accueil chaleureux et enthousiasme » témoigne Sébastien. « Nous avons rencontré un « papi » qui a été à l’origine du GR20 dans les années 1950 et nous avons eu en direct une passionnante leçon d’histoire. Une autre fois, un autochtone voulait m’emmener débusquer le sanglier en pleine nuit »

L’aventure a été rude, exigeante, parfois douloureuse MAIS cela a été une semaine de complicité, de complémentarité, de partage … Une expérience unique symbole d’une grande aventure humaine où nous sommes revenus à l’essentiel : manger, dormir, marcher… et quel bonheur une douche chaude et un bout de pain frais.

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