Frenchman – Triathlon XXL

Florian Bourgy a mis en veille ces derniers temps la course à pied pour se consacrer à la préparation de l’IronMan du Lac de Maubuisson. D’autant plus qu’il a réussi à Valenciennes à passer sous les 37’30 au 10km.

Au final, Florian remplit le contrat qu’il s’était fixé : L’objectif des 11 heures largement validé en 10h48 !

Félicitations à toi Florian et repose toi avant de repartir sur de nouveaux défis !
C’est sous les couleurs de CAP 21 que Florian a couru le marathon et en voici un petit extrait vidéo.
Vous pourrez consulter le détail de son périple sur son Facebook.

Petit compte rendu de Florian !

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Quelques jours après, retour sur mon 3ème Ironman, le FRENCHMAN, à Carcans dans le Sud-Ouest de la France… 5 ans après.
Il est à peine 6 heures. Arrivée sur le bord de la plage de Maubuisson, où mon vélo m’attend déjà depuis la veille dans le parc à vélo. Le temps de finaliser les ultimes préparatifs avant le départ. Le temps également d’apprécier le vent déjà fort à cette heure-là, qui fait tomber les barrières bordant le lac et affole le courant dans l’eau.
Les 3800 mètres de natation ne seront pas aussi “faciles” que prévu, mais ce sera le cas pour tout le monde. Il fait déjà doux, 16-17 degrés, mais ce n’est rien face aux 28 degrés qui nous attendent dans l’après-midi. Je retrouve les collègues d’Albert Dimitri et Claude, déjà prêts, et c’est parti pour le départ sur la plage. 2 allers-retours avec une mini sortie à l’Australienne… 2 allers compliqués, parce qu’à contre-courant, mais 2 retours plus simples, forcément. Le premier aller est compliqué : beaucoup de monde, donc du chahut et des coups. Difficile de poser sa nage avec les vagues et le courant.
Le deuxième aller l’est davantage encore puisque le vent monte et qu’il est même difficile de distinguer les bouées dans l’eau, et la direction à prendre. Eviter de se retrouver dans le creux de la vague, figure de style qui prend tout son sens propre dans ces conditions.
Les 2 retours permettent de nager beaucoup plus tranquillement. Sortie de l’eau au bout d’1h14. Pas si mal, au vu des circonstances. Première transition (assez longue) et c’est parti pour 180km de vélo, roulants, où il ne faut pas se tromper de rythme au risque de le payer très cher. Je remonte énormément de monde sur le premier des deux tours que je termine à 35km/h de moyenne. La deuxième boucle s’annonce plus compliquée : le vent a encore augmenté, mais le vélo se passe très bien, et je termine la partie vélo en 5h14 avec une moyenne de 34km/h.
Tout se passe comme prévu, même un peu mieux. Le temps de la deuxième transition et voilà la partie la plus aléatoire et compliquée : le marathon.
4 tours, 42 km, et beaucoup de paramètres à gérer : le rythme, le ravitaillement, la fatigue évidemment, et la chaleur, surtout. Les deux premiers se déroulent extrêmement bien : je “freine” même pour ne pas m’emballer, et les jambes sont très fraîches. Même si je craque plus tard, ce sera toujours ça de gagné pour franchir les 11 heures, objectif secondaire fixé avant la course (le premier étant évidemment de terminer). Geo me transmet vos messages et ça fait penser à autre chose, merci !
Le couperet tombe finalement dans le 3ème tour, vers le 23ème km, et sans prévenir : les jambes deviennent lourdes, la chaleur difficile à supporter et le rythme impossible à tenir. La phase “au mental” peut commencer : la tête et le corps veulent marcher, mais il faut courir… Les encouragements du public et des bénévoles font vraiment du bien tout au long du parcours. Kilomètre après kilomètre, c’est de plus en plus compliqué : ça tire, ça fait mal, et chaque ravitaillement où on peut s’asperger d’eau est un soulagement. Mais c’est pareil pour tout le monde, et rares sont les triathlètes autour de moi qui n’alternent pas marche et course. Dernier passage devant la ligne d’arrivée et dernier tour : Geo m’accompagne dans la montée du parcours où il est difficile de ne pas marcher. C’est le dernier tour et il faut en profiter malgré tout : remercier les bénévoles et spectateurs, spectateurs toujours présents et qui savent que c’est le dernier tour pour moi. Profiter de ces paysages, de la forêt, du lac. 4 kilomètres, 3 kilomètres, 2, 1… et puis vient la dernière ligne droite où on oublie tout.
Magie de ces dernières centaines de mètres : la fatigue, la chaleur, la douleur, disparaissent et laissent place à l’adrénaline, le soulagement et la joie.
Au fond le chrono, sur le côté les spectateurs et les cris. Tableau idéal de ce que tout triathlète est venu chercher ici. Juste profiter de ces derniers mètres, juste savourer ces derniers moments préparés depuis plusieurs mois.
Bilan final : un marathon achevé en 4h, un chrono de 10h48, une 84e place et un objectif largement réussi. Un grand merci à mon pote Geo Vrhl d’être venu m’encourager ici, à l’excellente organisation, aux spectateurs, bénévoles, et aux messages reçus durant le marathon !
Bravo à Claude, pour sa performance dans ces conditions, et à Dimitri, malheureux durant le marathon. Place à un peu de récup, avant de nouvelles aventures ! »

>Voila tout es dit

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