Embrun

Neuf ans après, c’était l’un des objectifs principaux de l’année de Florian Bourgy : mais pas de chrono en vue, juste passer être Finisher.

mais c’est l’intéressé lui même qui en parle le mieux :

« 1000 personnes qui s’élancent de nuit à 6h du matin sans lumière. Un parcours vélo avec le col d’Izoard en plein cagnard. Et un marathon pour finir. C’est ça Embrun, et c’est ce qui en fait un des plus durs au monde.

Rien n’allait dans le bon sens ces derniers temps. En béquilles il y a 3 mois, une préparation à l’arrache ponctuée d’une opération il y a 1 mois et demi, une séance kiné à l’arrache il y a 2 jours après des contractures. Une météo chaude et annoncée orageuse, des virus un peu partout autour. Bref, ce 15 août démarrait un peu dans l’incertitude à 3h du mat. Avant un départ quelques heures plus tard dans une eau parfaite, une natation en 1h14, dans les temps, comme prévu.

Le vélo ensuite, le gros morceau de ce triathlon. Il faut avoir vu le parcours en vrai pour le comprendre. 100 premiers km où sont concentrés quasi 3000m de dénivelé positif, où il faut tout gérer : allure, vent, alimentation, hydratation. Pour pouvoir faire les 85 autres en « bon état ». Et cette année, l’expérience et la gestion ont fait le job ! Des centaines de places remontées sur la deuxième partie malgré une chaleur, et un vent qui comme à son habitude à Embrun passe du nord le matin au sud l’après midi. Un retour finalement bien géré et un vélo achevé en 7h50, très satisfait.
Puis finalement le marathon. Avec un rapide calcul, le sub 14h est envisageable, mais on va essayer d’aller chercher mieux. Le premier des 3 tours se passe très bien et dans les temps, malgré une chaleur infernale. Le suivant est compliqué dès le début, l’alimentation commençant à être très compliqué, les soucis ne me lâcheront pas durant les 27 derniers km. Mais au mental et avec l’envie de bien terminer, les km passent et tout finalement s’enchaîne assez bien. Les derniers km sont compliqués mais la dernière ligne droite arrive. Celle pour laquelle on passe des heures à se préparer et à rêver. Car un Ironman n’est jamais gagné d’avance.
4h20 pour ce marathon compliqué (266e place) et 13h48 au total, 2h08 de mieux qu’il y a neuf ans. 346e place sur un peu moins de 1000 engagés et beaucoup d’abandons.
Malgré une préparation tronquée, la ligne est là et je suis très content de ma course, même si je mettrais quelques heures sous la tente médicale à m’en remettre.
En presque 14h d’épreuve,  on a le temps de penser à beaucoup de choses. Embrun il faut le faire pour le comprendre. Ca fait maintenant 8 ironmans. Je ne sais pas quand sera le suivant, mais aujourd’hui place à la récupération ! « 
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